23/01/2007

Scriptorium

Il semble que "scriptorium" puisse désigner en latin, à la fois le lieu et le matériel de base du copiste. Victor Gay, dans son "Glossaire archéologique du Moyen Âge et de la Renaissance", nous dit que scriptorium désigne l'ensemble constitué par :

- le pennaculum (ou calamarium*, calemard, galemard, galimard, en ancien français) : l'étui pour les plumes

- et l'atramentum (ou encaustum, qui donnera encaustique) : l'encrier.

Il s'est ensuite appelé escriptoire puis écritoire.

Ce matériel de base, réuni par un lacet ou une chaîne, pouvait s'accrocher à la ceinture du copiste. On le voit illustré dans moultes enluminures, le plus souvent posé sur la table de travail des copistes.
Le Gargantua de Rabelais "portoit ordinairement un gros escriptoire pesant plus de 7000 quintaux, duquel le gualimart estoit aussi gros et grand que les piliers de Enay" (I, 14).
cf : encyclopédie universelle.

 




Voilà mon encrier que j'ai modelé en terre noire. Il va sécher au moins trois semaines et sera de la prochaine fournée.




Il ne me reste plus qu'à trouver le cuir pour confectionner le-dit étui qui l'accompagnera.


* à rapprocher de calame (outil de calligraphe en roseau taillé), et de calamar (à cause de l'encre) ...