03/07/2006
Escarcelle (aumônière)

On en voit nombre d'exemples aux XIVème et XVème siècles ...

1. Chroniques du Hainaut - 1465
2. Augustine, la Cité de Dieu - 1410
3. Histoire d'Alexandre le Grand - 1450
4. Bible historiale Guiard des Moulins - XIVème
5. Augustine, la Cité de Dieu - 1410
6. La Visitation - Master MS - 1506
7. Bible historiale Guiard des Moulins - XIVème
8. Livre de propriété des choses - 1480
Il faut bien noter que les escarcelles en cuir de ce type :

semblent exclusivement réservées à la gente masculine.
Des d'escarcelles féminines portées à la ceinture :

Roman de la Rose
G. du Lorris - J de Meung pour Louise de Savoie - 15°

Aldebrandin de Sienne - 15°

Cérémonie du mariage - 1380

visibles sous la robe relevée

pour finir, une mise en abîme de l'escarcelle...
1340 - en lin, brodée de soie, de fil d'or et d'argent.
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Commentaires
une question probablement bête, mais quelle est la différence avec une aumonière ?
Ecrit par : pierre | 06/07/2006
Aucune différence.
J'ai choisi le mot escarcelle car il me semble plus ancien que bourse, réticule ou aumônière.
Mais c'est la même chose : )
Ecrit par : Brunehaut | 06/07/2006
Ecrit par : Le chevalier du 38 | 06/07/2006
Ecrit par : HUMBELINE | 04/06/2007
Bougette, viendrait de "bouge" qui désigne un sac de cuir.
Il s'agit ici d'une escarcelle en étoffe, spécifiquement destinée à la gent féminine.
Ecrit par : Brunehaut | 28/06/2007
Les femmes portaient plus une bourse pendant par un long cordon.
Par contre, si il existe des représentations de femmes avec des aumonières accrochées directement sur la ceinture, je suis fortement intéréssée par ces références icono.
Ecrit par : Véronique | 09/07/2007
J'ai ajouté quelques illustrations à la fin de cette note.
Ecrit par : Brunehaut | 09/07/2007
Cela me conforte dans mon idée. Les sacs de ceinture accrochés directement sur la ceinture sont des articles masculins et ceux pendants avec un long cordon sont féminins. Ainsi ta reproduction en cuir doit être portée par un homme.
Ces sacs à longs cordons sont généralement appelés bourses et ceux richement décorés et brodés faisaient partis des présents offerts par le futur époux à sa promise. Certains de ces sacs étaient également employés pour conservés les reliques.
Le musée des arts décoratifs à Paris a consacré en une exposition sur le sac et plusieurs pièces médiévales y étaient présentées. Je pense que le catalogue d'exposition est toujours disponible (tittre Le cas du sac, publié à Paris en 2004).
Ecrit par : Véronique | 10/07/2007
Il existe bien plusieurs mots : aumônière, escarcelle ou bourse. Si tous désignent des sachets qui étaient attachés à la ceinture, des différences existent.
"l'usage des escarcelles devient général au temps des croisades, l'escarcelle étant alors un signe distinctif pour les voyageurs de la Terre Sainte. Plusieurs pélerins s'en servirent pour rapporter à leurs parents ou à leurs pasteurs des reliques d'outre-mer" ( Ch. M.-T. Thys, "Broderies et tissus anciens trouvés à Tongres", Bulletin Monumental, t.6,vol.36,1870). L'usage de ces accessoires passa des pèlerins aux bourgeois, puis à toutes les classes de la société. E. Forestié, dans son analyses des Livres de comptes des Frères Bonis, marchands de Montauban (XIVe s) dit que dans le Tarn "tout le monde portait bourse, de toutes grandeurs et de tous prix, ainsi que de toutes tailles".
"Escharcelle" vient "eschar" qui signifie économe, avare. C'est pour cela que l'avarice dans l'iconographie chrétienne est représenté par un homme ployant sous l'effet du poids de son escarcelle.
En revanche l'aumônière contient ce qui est destiné au don, l'aumône. L'aumônière est donc valorisante alors que l'escarcelle est péjorative.
La bourse quant à elle semble être un terme plus générique.
Ce qu'il faut retenir, c'est que ces mots ne définissent pas, semble- t- il, une forme de bourse, mais impliquent des connotations différentes dans les textes médiévaux.
Voilà! j'espère que ça vous aura intéressé et pour ceux qui veulent en savoir davantage pourront toujours lire :
Ch. Aribaud, "Les textiles de la collégiale de Saint-Martin de Montpezat-de-Quercy", dans Fournié [dir.], Les collégiales dans le Midi de la France au Moyen Age, p.145-169
Ecrit par : lilia | 23/08/2007
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