29/09/2006

Chausses

Pour compléter mon costume, en prévision de temps qui vont fraîchissant, je viens de terminer mes chausses :

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que nous appelons "bas" de nos jours (bas ... de chausses).

Elles sont en laine, elles auraient pu être en lin, taillées dans le biais du tissu pour ménager une certaine élasticité. Le patron est calqué directement sur la jambe, en prenant soin de respecter les tours de cuisse, genou, et mollet. Le tour de cheville ne doit pas être trop resserré pour laisser passer le pied à l'enfilage. La couture se trouve à l'arrière de la jambe.

Elles sont fixées par des galons tissés à la carte, noués ou cousus en jarretière.

Elles ne sont pas très "sexy"  : / mais agréables à porter si on n'est pas allergique à la laine, et chaudes. Elles ont quand même une fâcheuse tendance à vriller et tomber sur les chevilles ... Question d'habitude sans doute.

 

 

14/09/2006

Album photos

Quelques-unes de mes réalisations.

 

(cliquez sur les coins de pages pour les tourner, c'est magique !)

© Photos : Sylviane Hache alias Brunehaut
 
Vous pouvez voir ces photos en plus grand format en cliquant sur l'album "mes realisations" (colonne de droite)
 
 
 
 

 

 

12/09/2006

Bellaing

 
Il a fait très beau ce dernier week-end à Bellaing près de Valenciennes, un temps idéal, sans vent et sans chaleur excessive.
Beaucoup de visiteurs ont profité de ce temps estival pour participer à cette petite fête médiévale toujours aussi sympathique au fil des ans.
 
J'étais comme un coq en pâte dans ma belle échoppe... 
 
 

07/09/2006

Poulaines


poulaines plus ou moins pointues - début XV° siècle
Museum of London


Les chaussures sont un élément non négligeable du costume médiéval. S'improviser cordonnier n'est pas chose facile, la technique est ardue, et le cuir adéquat est assez onéreux.
 
En attendant de trouver chaussure à mon pied (et à ma bourse) chez un artisan du cuir dans un marché médiéval, j'ai trouvé une solution assez simple.
 
Je suis partie d'une paire de babouches traditionnelles marocaines de bonne qualité, entièrement en cuir, dessus et dessous, et cousues-main :
 
 
Je les ai teintées, puis découpées, tout simplement à l'aide de ciseaux.
 
Voici ce que ça donne :
 
 
 
Le résultat est tout à fait acceptable, de plus, ce qui ne gâte rien, ces chaussures sont très confortables !

Finalement je me demande si je n'ai pas approché de plus près la "réalité historique" par ce biais (partir de chaussures traditionnelles qui bénéficient d'un savoir-faire séculaire), plutôt que par l'achat d'une paire de chaussures fabriquées par un artisan moderne (qui cherche à reconstituer plus ou moins bien les méthodes médiévales)...

01/09/2006

Jeux de tarots

L'ancêtre du tarot apparaît en 1375 en Italie du Nord, du côté de Rome et Florence, sous le nom de Naïbi. Il fut apporté en 1376 dans la ville de Viterbe, par un "sarrasin" du nom de Hayl.

Il existe quelques points de repères :

- l’interdiction du jeu de cartes à Berne en 1376

- en 1392, Jacquemin Gringonneur a été payé pour la réalisation de trois jeux de cartes pour le roi Charles VI
 
Charbot Poupart, trésorier de Charles VI, en son registre de comptabilité pour 1392, écrit: "A Jaquemin Gringonneur, peintre, pour trois jeux de cartes à or et à diverses couleurs, ornés de plusieurs devises pour porter devers ledit seigneur roi pour son ebattement : LVI sols parisis."

- en 1457, Saint Antoine, dans son " Traité de théologie " fait référence au Tarot

- en 1500, un manuscrit latin – " Sermones de ludo cum aliis " – contient la liste des arcanes majeurs (atouts). 

Les Tarots princiers


le Mat (le fou) du tarot Visconti

Les premiers tarots conservés ont été peints à la main sur papier, pour le prince de Visconti-Sforza. Sa date estimée est de 1425 et son auteur, probablement Bonifacio Bembo.
Ils sont déjà composés de 22 triomphes (= atouts / arcanes majeurs) et de quatre séries de 14 cartes : coupes, deniers, bâtons et épées.
Le paquet le plus complet (74 sur 78) qui nous soit parvenu est partagé entre la bibliothèque Pierpont-Morgan de New York, l’académie de Carrare, et la famille Colleoni de Bergame.


Membre de la Cour jouant aux cartes
Fresque du milieu du
XV° siècle - Palazzo Borromeo à Milan)

La tradition des Imagiers

Cartes fin XIVème (jeu incomplet):


La Roue de Fortune, la Mort, le Diable
 
Ce sont de tirages de gravures sur bois (xylogravures), imprimés à la feuille, coloriés au pochoir, puis découpés. Les dessins se sont transmis avec très peu de modifications d’une génération à l’autre. Le plus ancien jeu qui nous soit parvenu entier, provient de l'atelier du Maître imagier Jean Noblet, de Paris, et date du milieu du XVIIème siècle.

Le bateleur de Jean Noblet

Malgré les multiples interdictions et probihitions qui ont jalonné leur histoire, les tarots, jeux d’argent et de divination, ont survécu jusqu'à nos jours.

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"Mon"  Visconti  :
Tirages couleurs d'après les sources iconographiques trouvées sur le web, découpages et collages par mes soins.




Emballages non datés :






"C’est donc l’éternel paix qui rendrat l’homme bien heureux a jamais si vous le voules vous.
Je vous souhaite à touts la paix.
La paix avec Dieu, paix avec les hommes, ha l’agréable paix. G.P."

 

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