26/04/2006

L'Anneau


Saint Edouard le Confesseur donnant son anneau à un mendiant.

 

L'original de ce carreau historié est visible à l'Abbaye de Westminster à Londres.

Il s'agit du miracle le plus connu d'Edouard le Confesseur*, le plus illustré de son iconographie, celui de l'anneau qu'Edouard le Confesseur donna à son insu à Saint Jean l'Evangéliste.

L'histoire raconte qu'alors qu'il faisait construire une église dédiée à Saint Jean, Edouard donna un anneau en offrande à un pauvre ère, sans savoir qu'il n'était autre que Saint Jean déguisé en mendiant.

Plus tard, des pélerins lui rendirent son anneau, en affirmant qu'ils avaient été sauvés et guidés par Saint Jean alors qu'ils étaient perdus sur la route de Jérusalem, et qu'il leur avait rendu l'anneau à l'intention d'Edouard.

 

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*Édouard le Confesseur (env. 1004 - 5 janvier 1066), fils d'Ethelred II le Malavisé, est l'avant-dernier souverain à avoir régné sur l'Angleterre avant la prise du pays par Guillaume le Conquérant. Sa grande piété (il n'aurait jamais consommé son mariage avec Edith de Wessex) lui vaut son surnom et le fait d'être ensuite sanctifié. Une autre raison de sa canonisation est le fait que, trente-six ans après sa mort, on aurait ouvert son tombeau sans constater la moindre trace de corruption du corps.
Il aurait été plus soucieux de son salut personnel que de son royaume, sur lequel il est incapable d'établir un pouvoir fort. La tradition veut qu'il ait été très aimé du peuple, notamment des plus pauvres.
Il meurt sans descendance. Guillaume de Normandie (son cousin) - son successeur désigné - et Harold (son beau-frère) se font la guerre pour pouvoir accéder à cette couronne. Il meurt en 1066, à l'Abbaye de Westminster, qu'il a lui-même fondée sur les ruines d'un ancien monastère.

(Wikipédia)

30/03/2006

De l'original à la copie (#2)

Carreaux médiévaux - Abbaye de Neath
130x130mm
National Museums & Galleries of Wales
(référence: 27.85/13; 27.85/16)

medium_gothiques.jpg

et leurs répliques à l'identique par mes soins :
medium_ogive4.4.jpg

28/03/2006

De l'original à la copie (#1)

Carreau de céramique estampé bicolore trouvé lors de fouilles à l'Abbaye d'Eynsham*.
(Oxfordshire / Grande Bretagne) XIVème siècle -

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Relevé du motif

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Matrice en bois
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Copie à l'identique
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Je suis très contente du résultat ma foi.


*
carreaux similaires trouvés à Goring et Woodperry (Oxfordshire)
visibles au Musée Ashmolean - Oxford

Réf : O316 & O391
Parker-Hore Archive Collection of Watercolours of Paving-tiles

27/03/2006

Les étapes de la fabrication

Les techniques de fabrication des carreaux ont pu être reconstituées à la fois par l’observation minutieuse des objets eux-mêmes, et par quelques rares données rapportées dans des manuels anciens décrivant les métiers de potier, tuilier et carreleur.
La conception des dessins, celle des matrices (moules), la chaîne opératoire depuis le traitement de l’argile jusqu’à la pose de la glaçure et la patine sont des opérations délicates et longues.
Les carreaux ne sont pas peints, en surface, mais estampés, en profondeur (3 mm environ). Ce qui fait que même très usés, les dessins sont encore lisibles, comme le démontrent les quelques pavements qu'on peut trouver toujours en place.

La matière première

La terre utilisée pour la fabrication des carreaux demande beaucoup de préparation et d’affinage. Elle peut être mélangée avec des grains de terre cuite qu'on appelle chamotte.
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L’estampage
Les carreaux sont réalisés dans un moule de dimensions supérieures à celles du carreau fini (le carreau perd environ un centimètre de côté, après séchage et cuisson).
Le motif est estampé à l’aide d’une matrice sur laquelle est sculpté un motif en relief qui, lorsqu’il est pressé sur la terre crue, laisse une empreinte en creux. La réalisation d’une matrice demande du temps et de la minutie.

La paraison
Après application de la matrice à l’aide d’une presse à main, on procède à la paraison, c’est-à-dire au découpage des côtés.
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L'engobe

Suite à un premier temps de séchage, on comble les creux avec une barbotine claire.
Après quelques jours, on retire l’excédent de barbotine pour retrouver la netteté du dessin ; c’est la phase la plus critique. Les carreaux sont ensuite entreposés dans un endroit pas trop sec, retournés plusieurs fois, et finalement empilés par trois ou quatre, pour un séchage de trois à quatre semaines.

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Après séchage on applique une glaçure plus ou moins légère à la surface du carreau. La cuisson s’effectue à une température de plus de 1000° et dure environ 24 heures.
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Les carreaux seront finalement nourris à l’huile de lin, patinés et encaustiqués à la cire d’abeille.

26/03/2006

Petite gourde

Non ce n'est pas une invective... c'est une petite chose en terre pas encore cuite, qui sèche tranquillement dans mon atelier en attendant de passer au four.
Je me suis servi du calice en étain, que vous voyez en arrière plan à droite pour mouler les deux conques que j'ai réunies ensuite.

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Quelques croisillons sur les surfaces à coller, un peu de barbotine au pinceau, et on applique...
De la même manière j'ai ajouté un pied ovale et les deux anses. Pour le goulot, j'ai d'abord percé la gourde avec un emporte-pièce joliment nommé "mirette". J'ai laissé la mirette en place et je m'en suis servi comme support pour la bande de terre qu'il est plus facile ainsi d'enrouler et de coller.
Il reste à enlever délicatement la mirette du goulot, à fignoler un peu, creuser un sillon décoratif si on veut... et voilà !

Dans la foulée j'ai modelé quelques bouchons grimaçants, mais lorsqu'ils sont en place je les trouve un peu trop grands. J'en ferai un autre plus simple et plus adapté. Ces bouchons ne sont pas perdus pour autant.