22/11/2006

Cantigas de Santa Maria



"L'art du troubadour exige de l'entendement et de la raison, et bien que je ne possède pas ces facultés au degré que je voudrais, j'espère que Dieu me permettra de dire un peu ce que je désire. Et ce que je désire, c'est que la Vierge fasse de moi son troubadour."
                   Alphonse X Le Sage, Roi de Castille


Dans la seconde moitié du 13ème siècle, Alphonse X rassembla plus de 400 cantigas, dont certains composés par lui-même. Ce ne sont pas des pièces liturgiques, mais des chants de prières, monophoniques, inspirés de chants populaires, du plain-chant, et de mélodies de troubadours.

A la tête d'une équipe d'artistes, lettristes, miniaturistes, traceurs de portées musicales, noteurs de musiques, il a élaboré cette oeuvre monumentale entre 1250 et 1280.

Quatre manuscrits des Cantigas de Santa Maria nous sont parvenus. Trois se trouvent en Espagne, le quatrième en Italie. (Bibliothèque de l'Escurial, Espagne - Bibliothèque Nationale de Madrid, Espagne - Bibliothèque de Florence, Italie).

Le manuscrit des Cantigas de Santa Maria conservé à la Bibliothèque de l'Escurial (Madrid) est sans doute la plus riche source de représentations d'instruments médiévaux.





La araña - Cantigas de Santa Maria
épinette des Vosges, flûtes et percussions

Plusieurs prises de son superposées, mais un seul musicien :

Garin Trousseboeuf
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(avec son aimable permission)